
Un dîner client qui s'éternise, un salon qui ferme tard, un train ou un vol à une heure impossible : le déplacement professionnel fait partie des contraintes quotidiennes de nombreuses entreprises. Pourtant, le retour de nuit d'une collaboratrice seule figure rarement dans une politique de sécurité au sein de l'entreprise. C'est un angle mort - et un angle mort qui engage l'entreprise, bien au-delà du simple confort.
Le sujet n'est pas anecdotique. Selon une étude OpinionWay pour Bolt (2025), près d'une femme sur deux a déjà renoncé à une sortie faute de moyen de transport sûr, une proportion qui grimpe à 65 % chez les 18-24 ans. Et une étude OpinionWay de 2024 montrait que 84 % des femmes ne se sentent pas en sécurité la nuit lors d'un déplacement urbain. Autrement dit : une partie de vos collaboratrices arbitre déjà, en silence, entre sa sécurité et ses obligations professionnelles.
Sécurité des collaboratrices : une obligation, pas une option La sécurité de vos salariées en déplacement professionnel n'est pas un simple confort : c'est une obligation légale. L'article L.4121-1 du Code du travail impose à l'employeur d'assurer la sécurité et de protéger la santé physique et mentale de ses collaborateurs - et cette responsabilité s'étend à l'ensemble de la mission, transport compris. Un incident survenu lors d'un trajet professionnel, y compris de nuit, peut ainsi engager l'entreprise au titre de l'accident du travail. Faire appel à Serena VTC, c'est transformer cette contrainte en atout : vous réduisez concrètement votre exposition au risque, vous nourrissez votre reporting RSE d'une action mesurable, et vous renforcez votre marque employeur sur un sujet qui compte - près d'une femme sur deux a déjà renoncé à un déplacement faute de moyen de transport sûre.
Ce que dit vraiment la loi : l'obligation de sécurité de l'employeur
Le fondement juridique tient en un article : le L.4121-1 du Code du travail. Il impose à l'employeur de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé — physique et mentale — de ses salariés. Ces mesures comprennent des actions de prévention, d'information et de formation, ainsi que la mise en place d'une organisation et de moyens adaptés.
Ce point est essentiel car il vaut pour toutes les entreprises, quelle que soit leur taille. Il ne s'agit pas d'une bonne pratique optionnelle réservée aux grands groupes, mais d'une obligation de portée générale. Et la jurisprudence en fait une lecture exigeante : l'employeur doit pouvoir démontrer qu'il a effectivement pris les mesures de prévention nécessaires face aux risques identifiés.
La sécurité lors des déplacements - et le sentiment d'insécurité qui pèse spécifiquement sur les femmes - entre pleinement dans ce périmètre.
Le déplacement professionnel : un risque juridique concret
C'est le point que beaucoup d'employeurs sous-estiment. Lorsqu'un salarié est en mission pour le compte de son entreprise, il bénéficie de la protection liée aux accidents du travail pendant tout le temps de la mission — y compris les trajets, et y compris en dehors des actes strictement professionnels. Un accident survenu au retour d'un rendez-vous d'affaires en soirée peut donc être pris en charge à ce titre, et la responsabilité de l'employeur peut être recherchée s'il n'a pas mis en place de solution de déplacement sécurisée.
La conséquence pratique est simple : le risque « mobilité » a toute sa place dans le Document Unique d'Évaluation des Risques Professionnels (DUERP). Y consigner le risque lié aux déplacements de nuit, et documenter la solution mise en place pour le réduire, n'est pas une précaution excessive — c'est précisément la démarche de prévention qu'attend le législateur.
Grands groupes : la couche supplémentaire du devoir de vigilance
Pour les plus grandes entreprises — au-delà de 5 000 salariés en France ou 10 000 dans le monde — s'ajoute le devoir de vigilance (loi du 27 mars 2017). Ces sociétés doivent établir et publier un plan de vigilance identifiant les risques d'atteintes graves à la santé, à la sécurité et aux droits humains liés à leurs activités, y compris celles de leurs sous-traitants.
Pour ces structures, la sécurité des collaborateurs en déplacement n'est plus seulement une obligation de moyens : elle doit figurer, noir sur blanc, dans une démarche formalisée et rendue publique. Une solution de transport sécurisé devient alors un élément tangible du dispositif.
Au-delà de l'obligation : un vrai levier RSE et marque employeur
Réduire ce sujet à une contrainte serait une erreur stratégique. La sécurité des déplacements est aussi un levier.
Côté reporting extra-financier, c'est une action concrète et mesurable qui alimente le volet social de votre démarche RSE — un terrain de plus en plus scruté avec le renforcement des obligations de reporting de durabilité. Côté qualité de vie et conditions de travail (QVCT), c'est un signal fort envoyé à vos équipes : l'entreprise ne se contente pas d'afficher des valeurs, elle agit là où d'autres détournent le regard.
Enfin, c'est un argument de marque employeur difficile à imiter. À l'heure où l'attractivité et la fidélisation sont des enjeux de compétition, garantir à ses collaboratrices qu'elles peuvent se déplacer en toute sécurité, à toute heure, fait la différence — au recrutement comme dans la durée.
Serena VTC : une réponse opérationnelle, pas seulement un principe
Affirmer une intention, c'est bien. La rendre opérationnelle, c'est mieux. Serena VTC propose un service de transport assuré par des chauffeuses professionnelles, pensé pour les déplacements de vos collaboratrices — réunions tardives, transferts gare ou aéroport, retours de soirée d'affaires.
Concrètement, l'entreprise dispose d'un mode de déplacement sécurisé, activable à la demande ou planifié à l'avance, avec la traçabilité nécessaire pour documenter sa démarche de prévention. Une réponse simple à un enjeu qui, lui, ne l'est pas : protéger vos équipes tout en sécurisant l'entreprise.
En résumé
La sécurité des déplacements professionnels n'est ni une option, ni un simple avantage RH : c'est une obligation légale (L.4121-1), doublée d'un risque concret (l'accident de mission) et d'une opportunité stratégique (RSE, marque employeur). L'aborder de front, c'est protéger à la fois vos collaboratrices et votre entreprise.
Vous souhaitez sécuriser les déplacements de vos équipes ? Découvrez l'offre entreprise de Serena VTC et échangeons sur vos besoins.
FAQ
L'employeur est-il responsable d'un accident survenu pendant un déplacement professionnel ?
Oui, dans la plupart des cas. Un salarié en mission est protégé au titre des accidents du travail pendant toute la durée de sa mission, trajets inclus. L'employeur, tenu à une obligation de sécurité (article L.4121-1 du Code du travail), doit avoir pris les mesures de prévention adaptées.
Le devoir de vigilance concerne-t-il mon entreprise ?
Uniquement si votre entreprise dépasse 5 000 salariés en France ou 10 000 dans le monde. En dessous de ces seuils, c'est l'obligation générale de sécurité de l'employeur qui s'applique — et elle vaut pour toutes les entreprises, sans exception.
Comment intégrer la sécurité des déplacements dans ma politique de prévention ?
En consignant le risque lié à la mobilité, notamment les déplacements de nuit, dans le Document Unique d'Évaluation des Risques Professionnels (DUERP), et en documentant la solution mise en place pour le réduire.
Pourquoi proposer un transport 100 % féminin à mes collaboratrices ?
Parce qu'il répond à un besoin réel : une large majorité de femmes déclarent un sentiment d'insécurité lors des déplacements de nuit, et beaucoup y renoncent faute de solution sûre. Un service conduit par des chauffeuses lève ce frein, tout en renforçant votre démarche RSE et votre marque employeur.
Vous êtes une entreprise et vous souhaitez offrir plus de confort à vos collaborateurs, collaboratrices ou clients VP ? N'hésitez pas à demander un devis à Serena VTC ou à réserver une course.